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Saint Valentin Évêque et Martyr

02-03-2026 07:08 PM

Événements et Communication APS

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Saint Valentin vécut entre 175 apr. J.-C. et 245 apr. J.-C. Relever des informations fiables sur sa biographie est une tâche ardue, puisque les sources sto

Saint Valentin vécut entre 175 ap. J.-C. et 245 ap. J.-C. Relever des informations fiables sur sa biographie est une entreprise ardue, puisque les sources historiques parvenues jusqu’à nous ne sont pas parfaitement sûres. C’est pourquoi les historiens se montrent prudents dans l’évaluation du matériel qui nous est parvenu. Les sources les plus crédibles sont les Martyrologes, les Passions, les Livres liturgiques, les tombes, les églises et l’iconographie.

 

La plus ancienne mention sur Saint Valentin se trouve dans le Martyrologe hiéronymien qui fut compilé en Italie probablement entre 460 et 544 ap. J.-C. Dans ce précieux document, le 14 février apparaît comme date de la mort de Saint Valentin de Terni.

La valeur historique du Hiéronymien est de tout premier ordre, à la fois parce qu’il est considéré comme une compilation synthétique des informations concernant les Saints des premiers siècles, et parce qu’il n’a presque jamais été démenti par les découvertes archéologiques.

 

Dans l’ouvrage Le culte de Saint Valentin Pompeo De Angelis rapporte la traduction d’un autre Martyrologe romain, compilé par le cardinal Cesare Baronio et publié en 1592.

À la date correspondant au 14 février nous trouvons deux notices rédigées en latin et traduisibles ainsi : « À TerniSaint Valentin, après avoir été longtemps frappé, fut emprisonné et, sa résistance ne pouvant être vaincue, à minuit enfin, secrètement traîné hors de la prison, il fut décapité sur ordre du préfet de Rome Placide ».

 

Dans le second on lit : « À Rome, sur la voie Flaminienne, fête de Saint Valentin Prêtre et Martyr, lequel, après une vie sainte où il montra une doctrine insigne, fut tué à coups de bâton et décapité sous Claude ».

 

D’autres informations nous viennent des Passions qui, par rapport aux Martyrologes, ont subi des manipulations au fil du temps. Toutefois, même de tels documents, on peut tirer de précieux éléments de reconstitution de l’histoire du Martyr.

 

La mort subie par Saint Valentin dut fortement impressionner l’Église et les fidèles, au point que sa dévotion se répandit aussitôt dans le monde chrétien.

 

Sur l’image, nous trouvons la représentation de Saint Valentin exposée dans la Basilique à Terni datant du XVIe siècle. D’après le récit d’Angeloni, il appartenait à une noble famille, se consacra dès sa jeunesse à l’étude et à l’approfondissement des nouvelles idées religieuses qui l’influencèrent aussitôt, et son ardeur le conduisit à se dévouer à la diffusion de la foi chrétienne.

Dans la Passion de saint Félicien, évêque de Flaminii, on lit que Saint Valentin aurait été ordonné évêque de Terni en 197 par saint Félicien lui-même. Valentin manifesta aussitôt son attention et sa dévotion envers les nécessiteux. Mais il n’était pas connu seulement pour cela. Sa popularité tenait aussi au fait qu’il parvenait à guérir des malades incurables en accomplissant d’innombrables miracles.

Pendant le Concile tenu à Rome en 250 par le pape Fabien, Valentin rendit la santé à un fils de Fonteglio, qui se présentait muet et estropié, la tête entre les genoux.

 

Il s’employait au service des pauvres, au réconfort des veuves, aux soins des orphelins, aux afflictions des prisonniers, à apporter consolation aux pécheurs. Il espérait convertir les âmes à Dieu et apporter le bonheur au prochain.

 

En 1888, au Premier Mille de la voie Flaminienne, dans un cimetière dit de Saint Valentin, où selon la tradition le Saint aurait été temporairement enseveli, quelques vestiges revinrent au jour. Parmi les nombreuses inscriptions récupérées lors de la fouille, Orazio Marucchi étudia certains fragments appartenant à une inscription métrique composée par le pape Damase en l’honneur de Saint Valentin.

 

Dans l’un de ces fragments, on lit : « Damase aurait adressé au martyr une prière afin qu’il étende sa protection, en sauvant tant ceux qui étaient présents dans son sanctuaire que ceux qui, de loin, se recommandaient à lui ».

 

Il semble en outre que Valentin « fût accusé de magie pour les guérisons qu’il opérait, et l’on pourrait donc soupçonner qu’il fût médecin », et la même chose semble aussi ressortir du Martyrologe romain, où l’on lit à son sujet : « post multa sanitatum et dotrinae insigna ».

 

Nombreux sont les Passionnaires qui racontent les capacités de Saint Valentin à soigner les malades et sa volonté de diffuser les nouvelles idées du christianisme parmi les fidèles.

D’après la Passio Sancti Valentini, compilée à Rome entre le Ve et le VIe siècle, on raconte que Saint Valentin, devenu célèbre pour sa grande charité et son humilité, fut martyrisé à Rome. Un Passionnaire ou Légendaire des Vies des Saints, datant du XIe siècle et ayant appartenu à l’abbaye de Saint Anastase de Rome, sans prétention historique, rapporte le dernier miracle accompli par le Saint, à cause duquel il fut martyrisé.

 

Au-delà de la valeur historique des informations qui nous sont parvenues, nous devons considérer combien les fidèles adoraient Saint Valentin et comment ils préféraient se souvenir de lui comme d’un personnage fidèle aux idéaux du christianisme, pour lesquels il s’engagea tout au long de sa vie, jusqu’à préférer la mort à la trahison de sa foi.

 

Les disciples de Valentin, Procule, Éphèbe et Apollonio, après le martyre, transportèrent probablement le Saint Corps le long de la voie Flaminienne. Arrivés près de la ville d’Interamna (actuelle Ville de Terni) à environ LXIII milles de la ville de Rome, ils donnèrent une digne sépulture au Saint en présence de quelques parents et concitoyens de foi chrétienne.

Certains récits rapportent que la sentence de mort par décapitation fut exécutée à Rome pendant la nuit afin d’éviter des troubles et des représailles du peuple de Terni, qui aimait et vénérait tant son évêque et illustre citoyen. Sur le lieu de sa sépulture, les fidèles construisirent un oratoire et, près de la tombe du Saint, se multiplièrent les demandes des fidèles et d’autres martyrs d’être inhumés en ce lieu.

 

De cette documentation complexe, la figure de Saint Valentin émerge comme exemple de vie et comme promotrice des valeurs du christianisme durant la période de décadence de l’Empire romain.

D’après les récits des Passionnaires, on remarque un mélange de données historiques et de données légendaires ; pour cette raison, il est difficile de tirer un tableau exhaustif de toutes les informations concernant Saint Valentin. Aujourd’hui toutefois, « on estime que la légende elle-même est un fait, en ce sens qu’elle documente une mentalité » et un sentiment de ceux qui ont voulu se souvenir du Saint dans ses valeurs les plus authentiques.

 

Angeloni fait ainsi l’éloge de ce personnage : « Glorifie-toi donc, Ville de Terni, d’avoir au Ciel un tel Saint, ton concitoyen et Protecteur ; et, avec foi, recoure à sa pieuse intercession dans tes besoins ; qu’il te consolera abondamment, pour répondre à sa piété ».